par Pierre Laflamme, président Demarcom
Demarcom lance un événement intitulé « Densité et redéveloppement commercial ». L’évolution de la dynamique urbaine nous amène à plusieurs constats : a. Les restrictions imposées par la protection du territoire agricole et la gestion de l’étalement urbain restreignent les modes de croissance résidentielle conventionnelle.
b. La rareté d’espace rend intéressant la mise en valeur des actifs immobiliers par le redéveloppement d’une série de propriétés en fin de course de cycle de vie (immeuble commercial et industriel vacants, terrain contaminé ou non vacant, recyclage et réhabilitation d’immeubles). Cette orientation de développement s’appuie sur l’évitement des coûts associés à de nouvelles infrastructures et sur la polarisation des projets à proximité de lieux de vie déjà émancipés et organisés.
c. L’apport de nouvelles clientèles et une modulation des caractéristiques socio-économiques de ces clientèles génèrent des modifications au parc commercial et de services. La rareté d’espace touche
d. Depuis une dizaine d’années, l’on assiste à un désir municipal de rapatrier en leur sein les fuites commerciales qui alimentaient la métropole. Cela s’est traduit par des investissements importants pour la municipalité qui s’enrichit de cette hausse d’autonomie économique.
Ces quelques constats permettent de s’interroger sur le futur du développement commercial urbain qui n’est déjà plus en moyen de s’étendre géographiquement. Les enjeux de densification visent désormais le mail commercial qui, traditionnellement, n’existe qu’en format de rez-de-chaussée.
Quelles sont les implications sur les développements commerciaux actuels?
Quelles sont les implications sur l’engagement municipal à prendre charge son développement commercial? Voilà quelques-unes des pistes à explorer lors de cet événement.
