lundi 31 mai 2010

Incredible India!

Lors d'un récent voyage en Inde, quel ne fut pas ma surprise de découvrir de nouvelles tendances commerciales qui se différencient de celles que nous connaissons au Québec. El la publicité qui s'affiche partout en Inde: Incredible India. Aux abords de New Delhi, la ville nouvelle de Gurgaon a des allures de laboratoire de la future Inde : ingénieurs, informaticiens, hommes d'affaires relancent la machine indienne. Les maharajas high-tech ont désormais pris le pouvoir.

Dans les faubourgs de New Delhi, au-delà des taudis et des rues encombrées, j'ai du mal à en croire mes yeux : brusquement, la ville nouvelle de Gurgaon dévoile ses richesses avec insolence. Une vitrine du miracle indien. Une excroissance du laboratoire du monde: Incredible India. Là, des  grandes surfaces, en hauteur, des temples du commerce où l'on vient autant pour acheter que pour se montrer ; ici, une tour luxueuse où se sont regroupés les joailliers aux incroyables bijoux - jusqu'à plusieurs millions $ ; plus loin des bureaux ultramodernes ; encore plus loin, les bureaux d'Erickson et de Nokia. Et des publicités pour résidences avec piscine, tennis, Internet dans les chambres, centre de méditation dans le hall d'entrée. C'est un choc pour moi, tout au long de mon voyage en Inde, je passe du Moyen Age au XXI ième siècle.

Gurgaon est une antichambre atypique de New Delhi. Le pouls d'un pays qui pourrait devenir, selon Goldman Sachs, la troisième puissance économique mondiale en 2040, derrière la Chine et les Etats-Unis. Dans l'appendice verdoyant de Gurgaon, ingénieurs, informaticiens, hommes d'affaires relancent la machine indienne, innovent, commercent avec la diaspora aux quatre coins de la planète. Et créent une classe d'Indiens qui entend tirer toute la société par le haut. C'est ainsi qu'est née Daksh. En 2000, avec deux amis, Pavan Vaish, ingénieur formé à Calcutta puis à Stanford, en Californie, lance cette société d'informatique après quelques années d'enseignement dans une école de montagne, aux sources du Gange. Premier client : Amazon. Puis la folie, le « boom dot com ». Six ans plus tard, un chiffre d'affaires de 60 millions de dollars et 10 000 employés, dont 7 500 pour les centres d'appels téléphoniques.

De jeunes diplômés répondent vingt-quatre heures sur vingt-quatre à des clients de New York, Dallas ou Birmingham.  D'autres centres d'appel oeuvrent pour Airbus, Adidas, Citibank, Singapore Airlines. 

mardi 25 mai 2010

Le super-marché de l'avenir


Comment magasinerons-nous dans le futur? Dans la ville suisse de Regensdorf, SAP Research, en collaboration avec des partenaires du milieu, teste le supermarché de l'avenir. La technologie RFID et savoir-faire SAP ont permis de créer d'une part un panier intelligent et d'autre part, un environnement virtuel d'un supermarché Migros. Il sera bientôt possible de faire ses emplettes dans un supermarché avec un panier muni d'un écran qui enregistrera tous les produits contenus dans le panier, leurs prix et le total de vos achats. Fini les surprises au moment de passer à la caisse. Sans compter les facilités de paiements par téléphone Balckberry ou par I phone.


Vous êtes une personne occupée, vous ne pouvez vous déplacer, qu'à cela ne tienne. Il sera possible de faire vos emplettes dans le confort de votre foyer. Vous magasinerez dans un supermarché virtuel, vous vous déplacerez dans des allées virtuelles et vous choisirez vos produits, vous visualiserez l'ensemble des produits tout comme à votre épicerie. Ce sera beaucoup plus intéressants que de faire vos emplettes par le site Internet de IGA ou la facilité de trouver le produit n'est pas au rendez-vous. Gageons que les grandes chaînes s'équiperont dès que la technologie sera disponible.

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jeudi 20 mai 2010

Le marchandisage: l'art d'exposer vos produits et vos prix

Cet art appelé le marchandisage, permet d’utiliser efficacement l’espace commercial disponible dans votre commerce. La bonne marchandise doit se trouver au bon endroit, au bon moment, en bonne quantité, au bon prix, avec la bonne présentation et dans la bonne ambiance.

En optimisant l’allocation de l’espace par produits et marques, l’aménagement du point de vente et la communication sur le lieu de vente, le marchandisage de votre boutique comporte une part de séduction pour influencer les habitudes d’achat du consommateur, votre client. À la base, le marchandisage efficace tient compte des trois catégories du comportement d’achats du consommateur :

  • Des achats pétitifs qui traduisent des habitudes de vie et une résistance naturelle aux changements;
  • Des achats impulsifs guidés généralement par les émotions et pouvant représenter 50 % des achats;
  • Des achats planifiés qui répondent à une nécessité, un besoin du consommateur (achats de Noël).

Tout comme votre vitrine, le marchandisage s’associe au design intérieur et il répond à des objectifs importants :

  • Refléter le positionnement de votre commerce, son image (prix, produit, service, ambiance);
  • Créer une ambiance unique;
  • Inciter vos clients à s’attarder dans votre commerce et à y découvrir l’ensemble de vos produits et services;
  • Piquer leur curiosité et les inciter à s’adresser davantage à votre personnel;
  • Inciter le client à dépenser le plus d’argent possible;
  • Fidéliser le client (l’inciter à revenir).

Le but est de générer chez vos clients le plaisir et l’envie d’acheter chez vous!

Comment planifier votre espace de vente pour le rendre rentable? En identifiant vos besoins afin de répartir dans l’espace disponible l’ensemble des équipements, des pièces de mobiliers, des présentoirs, un air de circulation, le tout en mettant en valeur vos produits!

Un professionnel peut vous aider à préciser votre réflexion sur plusieurs thèmes, dont la quantité de produits à intégrer, la façon de faciliter la recherche pour le client, les aires d’attente et de repos à aménager…

Un exemple récent: le PETIT BAZAAR vient d’ouvrir ses portes au 9 Gough Street a Hong Kong dans le quartier branché de SOHO en plein cœur de charmantes boutiques d’art déco. L’idée est simple: regrouper jouets, linge de maison, vêtements et accessoires pour les enfants. Le merchandising est axé sur la découverte de s produits, présentés au milieu d’une sélection de meubles pour enfants tout aussi colorés. Une initiative qui comble aujourd’hui un déficit de boutiques dédiées aux enfants du prêt à porter à l’accessoire.

Source:http://www.detaillants.com/club/articles/24/1/Marchandisage-de-s%E9duction,-pour-influencer-les-habitudes-d%26%2339%3Bachat

mardi 4 mai 2010

Marketing direct : personnaliser, c’est plus qu’appeler quelqu’un par son nom!


Au Québec, il se fait de bonnes créations en marketing direct. Vraiment. Chaque année, les pièces lauréates des Flèches d’or m’émerveillent par la richesse des concepts, l’ingéniosité des montages et la qualité de l’exécution. Et je constate que bon nombre des gagnants ont exploité un aspect crucial en marketing direct : la personnalisation. Quand un consommateur lisant une publicité qui a été envoyée à son nom a le sentiment que c’est spécialement à lui qu’on s’adresse, il est prêt à suivre le circuit menant au fameux OUI! je veux… du coupon.

Cependant, ces pièces gagnantes mises à part, la personnalisation est, pour les bons clients d’une entreprise, trop souvent négligée ou se résume… au seul nom du destinataire! Pour justifier ces efforts timides, on invoque les limites de la base de données, qui offre peu ou pas d’éléments personnalisables, ou encore des contraintes budgétaires. Ainsi, on me demande au moins 15 fois par an de n’employer le nom du destinataire, dans le corps d’une lettre de deux pages, qu’à la page 1, parce que personnaliser la page 2 coûterait trop cher. Or, une telle personnalisation n’est pas que timide; elle est purement cosmétique, donc inefficace.

Soyons sérieux : le bon client d’aujourd’hui sait très bien qu’un envoi adressé à son nom, mais qui ne parle jamais de lui, n’est rien d’autre qu’une circulaire. C’est pourquoi préparer une segmentation de versions où les changements d’une version à l’autre ne concernent qu’une demi-douzaine de mots – voilà qui est jeter son argent par les fenêtres… pardon, par la poste!

Heureusement, je me console en écrivant les lettres d’Antirouille Métropolitain, une chaîne spécialisée dans le traitement anticorrosion des automobiles. La base de données d’Antirouille Métropolitain, qui est strictement réservée à l’usage de l’entreprise, est exceptionnelle. On y trouve, en plus du nom des clients, la marque et l’année de leur véhicule, la date des traitements antirouille lors des 15 dernières années et bien d’autres renseignements utiles. La joie pour un rédacteur!

En effet, au lieu d’écrire Imaginez les milliers de dollars d’économies dont vous pourriez profiter, si vous conserviez votre véhicule plus de 15 ans, grâce à un traitement par an, on peut s’adresser à chaque client : Imaginez les milliers de dollars d’économies dont vous pourriez profiter, Madame Picard, si vous conserviez votre Volvo 99 plus de 15 ans… Plus efficace? Évidemment… comme en témoigne le nombre de visites aux succursales!

Ne pas personnaliser un envoi aux bons clients, c’est non seulement renoncer à les accrocher d’une façon idéale – car rien n’attire mieux l’attention que de se faire parler de soi-même –, mais c’est aussi oublier un principe clé du marketing direct : le fait que l’offre doit être présentée comme étant réservée à des destinataires privilégiés, donc connus. Pour cela, il faut savoir qui sont les clients, ce qu’ils possèdent et ce qu’ils aiment, en lien avec les produits ou services de l’entreprise. Pourquoi ne pas essayer d’obtenir leur date de naissance, afin de leur souhaiter un bon anniversaire? Avec un peu d’ingéniosité et de générosité – par exemple une réduction sur un achat pour un court questionnaire à remplir –, ces renseignements sont faciles à obtenir.

Source:Le Stylo-Pub, Pascal Pelletier